Interview du réalisateur Pascal Laugier

Dans le cadre du 38e festival de Deauville et de la présentation de son nouveau film The Secret, j’ai eu la chance d’interviewer Pascal Laugier, scénariste et réalisateur français de trois films de genre particulièrement réussis. J’en ai profité pour lui poser quelques questions sur son travail, ses influences et la réalisation.

Lorsque l’on voit The Secret, on pense beaucoup à l’univers de Silent Hill ou au film The Village de M. Night Shiamalan. Quelles ont été vos influences ?

Mis à part la présence de Jodelle Ferland, une figure emblématique du cinéma fantastique américain contemporain, il n’y pas véritablement de lien avec Silent Hill, tourné par mon ami Christophe Gans. Pour M. Night Shyamalan, je n’en suis pas forcément conscient, même si ces meilleurs films, notamment Signs, sont selon moi particulièrement sous-estimés. L’influence consciente est celle de Stephen King. Comme lui, derrière une intrigue qui peut se rattacher à un genre bien spécifique, je me suis avant tout intéressé à des questions sociales, à des comportements humains.

Certaines scènes de The Secret paraissent assez complexes à mettre en scène. Avez-vous l’habitude de storyboarder vos films ?

Pour The Secret, seules les scènes avec cascades sont storyboardées pour des raisons d’assurances. Sur Saint-Ange, tout avait été storyboardé, et cela rend le film froid. A partir de Martyrs, je me suis éloigné du storyboard pour permettre plus de créativité, de propositions des acteurs au cours du tournage.

Jessica Biel

Vous avez fait une école de cinéma mais n’avez finalement réussi que quelques années plus tard. Avez-vous un conseil pour les jeunes réalisateurs qui souhaiteraient se lancer et réussir dans le cinéma ?

A mon époque, même si j’ai eu des années de galère, l’école avait son utilité car elle permettait de toucher à la pellicule, accéder à du matériel. Aujourd’hui, n’importe qui peut se payer une très bonne caméra numérique à la Fnac pour 3000€. Et si beaucoup, théoriquement, veulent faire des films, il n’y en a pas tant que ça en pratique. Peu ont la volonté nécessaire, peu sont prêts à sortir quelques milliers d’euros pour réaliser un film. Mon conseil est donc de tourner un film, puis d’autres, afin de progresser, et à l’aide de l’un de ces films, un jour être remarqué. Il n’y a donc, en effet, plus besoin d’école de cinéma aujourd’hui.

J’ai posé d’autres questions à Pascal Laugier au sujet de son nouveau film The Secret. L’interview est disponible sur Oblikon.net.

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Christopher Guyon

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