Plan fixe

Comme son nom l’indique, il n’y a pas de mouvement à proprement parler ici, mais l’absence de mouvement peut et doit être considérée comme un mouvement en soi par tout réalisateur. L’immobilisme de la caméra, comme tout mouvement, créé des sensations qui lui sont propres et il est donc essentiel de les maitriser.

Définition du plan fixe

Le plan fixe est tourné à l’aide d’une caméra généralement fixée à un trépied pour rester immobile. Le décor ne change pas, seuls les déplacements des personnages à l’intérieur du cadre créeront du mouvement et détermineront la dynamique de l’image. Si le plan fixe est utilisé pour une longue séquence, la caméra ne bougeant pas, le spectateur ne se sent pas forcément intégré à l’action. Une certaine distance s’installe alors entre lui et les personnages.

La juxtaposition de plusieurs plans fixes permet également d’exprimer de façon assez claire un changement. Le spectateur verra facilement si quelque chose est différent entre deux plans fixes qui se suivent.

Plan fixe Le point de vue d’Eric Rohmer, réalisateur français de la nouvelle vague

« L’emploi systématique que les réalisateurs comme Orson Welles, Wyler ou Hitchcock ont fait du plan fixe vient depuis peu nous rappeler que l’art du cinéma ne se réduit pas à la seule technique du changement de cadre et que, même aujourd’hui, la valeur expressive des rapports de dimensions ou du déplacement des lignes à l’intérieur de la surface de l’écran peut faire l’objet d’un soin rigoureux. »
Source : Eric Rohmer, Le goût de la beauté

Aller plus loin – Le zoom

En fait, contrairement à ce qui est dit plus haut, le plan fixe ne signifie pas forcément qu’il n’y a aucun mouvement à l’écran. Toutes les caméras disposent en effet d’une fonction zoom. Certes, la caméra ne bougera pas, mais le zoom permet de s’approcher ou de s’éloigner progressivement d’un objet ou d’un personnage.

Dans le cas d’un zoom avant, le champ visible à l’écran se réduit progressivement. Le décor est de moins en moins visible et l’attention du spectateur se centralisera alors vers l’objet ou le personnage qui prend de l’importance dans le cadre.

Au contraire, le zoom arrière élargira progressivement le cadre autour d’un objet ou d’un personnage. Le décor sera alors progressivement révélé au spectateur.

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Christopher Guyon

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